
La chambre baignée d’ombres
Accueille la lumière qui sombre
Et dessine sur les deux corps nus
Des arabesques saugrenues
D’où nait un seul être de ce duo
Etrange fleur aux ailes d’oiseau
Qui pour l’ instant dort
Immobile dans le décor.
Au centre de la pièce le lit est une île
Recouvert d’un fin drapé fébrile
Enroulé arraché au gré de la danse
D’un ballet d’amour intense.
L’air est moite et chaud
Balayé par un voluptueux sirocco
Parfois le silence est entrecoupé
Par de petits gémissements étouffés
Cupidon veille ses chérubins
D’un œil câlin
Qui fleure bon l’amour
Alors que décline le jour.
Je remplace volontairement le signe typographique apostrophe par un underscore ce qui ne signifie pas que je veuille me rebeller…