
CHALEUR
Sous le soleil brûlant, la maison dort.
Elle a clos ses yeux aux volets d’or.
Sa coiffe de petites tuiles cramoisies
Absorbe la douce chaleur et s’alanguit.
Les murs crépis de blanc crémeux
Sont un doux rempart tomenteux.
La porte d’entrée, en chêne doré
Sous les rayons chauds est pâmée.
La terrasse où court un lierre luxuriant
Offre la fraîcheur, d’un oasis verdoyant.
La torpeur profonde est irréelle
Comme si elle attendait une étincelle.
Le chat de la maison, lui aussi
Est inerte, offrant son pelage gris
A la bienfaisante chaleur dolente
Seule, sa moustache frémissante
Parfois trahit le souffle de vie.
Je remplace volontairement le signe typographique apostrophe par un underscore ce qui ne signifie pas que je veuille me rebeller…