Sonate d’automne
Lorsque le pourpre et le jaune se marient
En une déclinaison chatoyante à l’infini,
Naît un bouquet de couleurs incendiant le ciel,
Où flottent des nuages dorés comme le miel.
Un vent léger doucement berce les feuilles
Saluant l’été qui s’en va, en un joyeux deuil.
Elles tombent en tapis rougeoyant sur le sol.
Offertes au pied qui foulera leurs craquants bémols.
Gorgée de sucs la grappe alanguie s’épanche
Bientôt son nectar luira sur la nappe blanche.
Le champignon de sa senteur enivre les sous-bois
Appelant à la cueillette le ramasseur de noix.
Et puis le marron de sa bogue veut sortir.
La nature avant de doucement s’endormir,
Se pare de mille et une couleurs, et senteurs.
Qui font frémir nos corps et nos cœurs.


Je remplace volontairement le signe typographique apostrophe par un underscore ce qui ne signifie pas que je veuille me rebeller…