
Un Bel arbre se dresse devant la fenêtre
Sentinelle bienveillante et champêtre
Où l’herbe folle danse autour du tronc
Et rêve d’atteindre la feuillaison
Derrière la vitre tout ce vert étincelle
Entrecoupé de trouées bleu ciel.
Je suis allongée face à ce spectacle
Fascinée jusqu’à devenir réceptacle.
Je sens l’écho du vent caresser les branches
Il prolonge sa course sur mes hanches
Et puis taquin, retourne titiller les folioles
Qui à son retour font une belle cabriole.
La sève vive qui fourmille en son cœur
Ramifie ses branches en bras protecteurs
Voluptueux parasol, à l’ombrage
Si propice à de doux vagabondage.
Arbre royaume de vertige et de vent
Lacis de souffles et de murmures ardents
Tu inspires le poète, et courtises les oiseaux
De tes racines à la cime tu fais le beau.
Je remplace volontairement le signe typographique apostrophe par un underscore ce qui ne signifie pas que je veuille me rebeller…