Le Salagou
Bordé de roches rouges et de roches blanches
Le Salagou dort sous les arbres qui se penchent.
En dessous de la vallée qui fleure bon le thym,
Ses contours se dessinent comme peints au fusain.
Sur sa robe lisse, les barques de pêcheurs glissent
Fragiles coques de noix que l’onde esquisse.
L’iris d’eau élégant s’érige rayonnant
Il pare les rives d’un jaune éclatant.
Le fringant genêt lui, n’est pas en reste
Il revêt la colline d’un or non moins modeste
Un subtil camaïeu de chênes verts
S’élance vers le ciel bleu et s’y perd.
Les roselières règnent belles et altières
Offrant à la faune une tanière hospitalière
Le cormoran a élu ici sa demeure
Pour fuir les frimas et ses rigueurs
Le basalte noir côtoie le calcaire blanc
Les empreintes de reptiles ont survécu au temps.
Le rouge des ruffes ajoute la passion
A cette palette de couleur gorgée d’émotion.

Je remplace volontairement le signe typographique apostrophe par un underscore ce qui ne signifie pas que je veuille me rebeller…